Classification : -
Couleur : rouge
Superficie : 32 Ha
Age du vignoble : 12 ans
Encepagement : 40% Merlot; 50% Cabernet Sauvignon; 10% Cabernet
Le 24 décembre 1777, Louis Dufaure, Marquis de Lajarte et conseiller au Parlement de Bordeaux, achète à Jean-Pierre Motmans de l'Isle "un grand bien et bourdieu (ferme principale) dont le chef-lieu est situé dans la paroisse de Saint-Morillon, appelé "Bel-Air de Bellevue".
En 1791, il entreprend de bâtir une nouvelle maison de maître, chartreuse d'une grande finesse architecturale, que nous pouvons encore admirer aujourd'hui. La décoration intérieure de la demeure, classée par les Monuments Historiques, illustre par son décor exceptionnel (pierres sculptées, moulures, et guirlandes de feuillages) cette époque tourmentée de la Révolution Française.
L'édification de Bel-Air se termine malheureusement à l'époque où se radicalise la Révolution. Le 28 avril 1794, le Marquis de Lajarte est emprisonné puis rapidement exécuté. Bel-Air est vendu comme bien national.
Plusieurs propriétaires se succèdent alors tout au long du XIXème siècle. Paul de Boisredon termine la cour du château en ajoutant vers 1880 un pigeonnier et un corps de bâtiment important, qui abrite aujourd'hui le cuvier.
Quelques années plus tard au début du siècle, Honoré Zappa, négociant sur la place de Bordeaux, réaménage le parc, l'agrémentant d'une vaste pièce d'eau et de nombreuses sculptures qui rappellent le charme des villas italiennes.
Après ces années de gloire, la propriété va subir une période de négligence de la part des différents propriétaires qui se succèdent. Seul son dernier propriétaire, Gaston Duthuron, secrétaire et grand admirateur de François Mauriac, la fera revivre le temps du tournage du "Sagouin", téléfilm réalisé par Serge Moati en 1972.
En 1988, la famille Cazes, déjà propriétaire des châteaux Lynch-Bages à Pauillac et les Ormes de Pez à Saint-Estèphe, rachète l'ensemble du domaine. Jean-Michel Cazes entreprend alors un grand programme de rénovation de la propriété. Daniel Llose, responsable des domaines, s'attache d'abord à la valorisation du vignoble avec l'aide de Guy Delestrac : les anciennes parcelles, autrefois arrachées, sont replantées et un efficace système de drainage est installé sur la totalité du domaine.
Les vignes sont à nouveau bien entretenues, la taille régulière et serrée, les rendements maîtrisés. Les bâtiments techniques sont réaménagés et abritent aujourd'hui les dernières récoltes. Un nouveau cuvier a récemment vu le jour.
Le domaine de Bel-Air trouve enfin sa nouvelle identité. La demeure et son parc rappellant le charme des villas italiennes, Villa Bel-Air voit le jour avec le premier millésime récolté. La nouvelle étiquette reflète aujourd'hui l'histoire passionnée de la propriété et son renouveau.
TOUS LES VINS DU VILLA BEL AIR